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POIGNOT
L'album LOUP COMMUN

 

 

Cette nouvelle aventure est un sacré pari ! Mais JM Poignot y met toute son énergie, tout son talent, et l’on découvre une écriture forte et riche, une qualité de plume puisant avec humilité dans ses blessures intérieures, ses colères rentrées et ce sens de la beauté romantique hors du temps. Loup commun mélange le regard de l’homme sur l’absurdité du monde, l’amitié ou les valeurs de la meute en société, tout en faisant un pas de côté pour mieux en regarder les faiblesses. L’album s’ouvre avec un titre emblématique : Ça pique un peu : A deux pas de la place Vendôme, du Ritz, du luxe. Un clochard, une pièce, on se parle un peu, il fait très froid. Il me montre sa bouteille de je ne sais quoi, en me disant : « ça pique un peu aujourd’hui hein »! L’euphémisme de ceux qui ratent et qui souffrent vraiment : Ca pique un peu la gorge, dis-moi, ça pique un peu les yeux, on dirait des éclats de forge, l’amour d’un buisson épineux. Avec On ne peut mieux il aborde les histoires classiques des amours qui se cherchent et arrivent à leur fin : On ne se voit plus, on s’est fait mouche…Le sol est dur, est-ce que l’on touche un fond de trop, un chant du cygne ? L’ennui, l’absurde et sa forme de délivrance, l’évasion, se retrouvent dans Un appel : Je prends la tangente pour la lune, doubler tout ce qui me dépasse, objectif : explosion en plein ciel. Je vais bien, fausse chanson optimiste où se cache la solitude à travers la phrase d’enfant qui joue à Zorro ou à Tarzan : « on dirait que ». On s’invente une histoire d’amour et l’on s’imagine une vie : On dirait que c’est comme ça, on dirait qu’il y a toi, on dirait que c’est l’amour nous deux, on dirait que je ne prends pas ce dernier train pour un adieu. Je vais bien ! Un slogan méthode Coué pour se rassurer. Jet de pierre offre un texte plus surréaliste. Frôler et écorcher le fer des garde-fous sur les confins de la folie, jeter une pierre dans les nuages. Debout sur la terre, je frappe dans mes mains, un souffle dans l’univers. Papillon Zepplin pourrait nous ramener à tous ces personnages de la nuit vivant de l’illusion et de l’éphémère, des tromperies avant l’explosion en plein vol. Plus dure sera la chute : Je cherche un morceau de nuit, un endroit où poser mon grand vaisseau tout gris dans son vol fatigué. La Bulle est, peut-être, la chanson la plus personnelle et la plus touchante de toutes. Dédiée à sa mère partie sur une bulle de folie tragique, une valse lente, presque une comptine, comme pour éviter le mélo habituel du genre : 123 danse et vole au-dessus des toits. Je fais valser les fantômes 2 et 3 en chantant tralalala. L’amour revient avec Poème Urbain une chanson traitant de la névralgie amoureuse et existentielle, une écriture plus vive et plus directe montrant la richesse de sa palette. Voilà j’ai pété les plombs. Des démons plein les poches. Y a plus qu’à trouver ça con, plus qu’à trouver ça moche. Pour ce natif de Besançon, un petit clin d’oeil à Victor Hugo était une évidence avec L’Homme qui rit : il nous donne envie de lire ou de relire ce classique de la littérature. Je suis l’homme qui rit à la chambre des lords, cet apache mutilé par les trop longs couteaux. Je suis le plus fou le plus moqueur des loups de la horde. Un enfant né aux mains des « Comprachicos ». Sur Mon fil nous parle de L’isolement par la fuite et le refus. Être en marge sans être marginal. Composer avec sa conscience. Je me tords les yeux, cherche au loin ce qui brille encore. Au-delà des vitres froides je cherche les par- dessus bords. L’ombre de Camus et de l’homme en colère ne sont pas loin. Une voix s’élève et crie Moteur ! Ainsi commence Court Métrage. JMP joue avec les images, la lumière, manipule ses acteurs virtuels. Un scénario où la désillusion et l’envie de sortir de faux rêves sont au rendez-vous : Et le rêve reste accroché à ces morceaux de cliché. Amène-moi vers les bords, là où le vide existe encore. Lettre à nous ferme l’album comme une synthèse. Un texte fourni et dense sur l’absurdité du combat, des échappatoires par les voyages : Je ne crois rien, juste ce qui implose le coeur de notre étoile, la sève aux tiges de roses et comme un trophée à bout de bras je transporte mon corps plus loin là-bas. Si la plume est alerte, la musique n’en demeure pas moins aussi importante. Des arrangements simples et subtils, où le rock se mélange avec bonheur aux ballades. Des tempos mediums servis par les guitares de Yann Péchin, peintre aérien et décorateur de sons comme il aime à se définir. Les claviers riches de Christopher Board, une rythmique de rêve avec Guy N Sangué à la basse et le très efficace Bruce Cherbit à la batterie, mais aussi à la réalisation de l’album. Le tout enrichi par la présence de quelques invités : Anne Millioud : Violon, Maéva Le Berre : Violoncelle, Loïc Landois : Harmonica. JM POIGNOT chef de meute n’est pas un Loup si Commun.